Une danseuse amateur qui a transformé sa passion en start-up de 470 millions dollars

janvier 10, 2018 Jeff Denis No comments exist
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470 millions de dollars, c’est la valeur de Classpass, la start-up de Payal Kadakia. Son histoire est une success story, mais avant tout l’histoire d’une passionnée.

 

 

passion d’enfance

 

Une passion d’enfance

 

Payal Kadakia danse depuis sa petite enfance. Elle commence à l’âge de 3 ans. Pour elle, la fille d’immigrés indiens, la danse était un moyen de garder un lien avec la culture de ses parents. Mais très rapidement la danse devient quelque chose de beaucoup plus intime, un moyen d’expression.

 

Quand elle danse, tout devient possible. Elle est elle-même et se sent invincible. Cette passion la suit tout au long de sa vie. Elle met un point d’honneur à toujours avoir du temps pour pratiquer sa passion.

 

Les années passent et elle intègre le MIT, l’une des plus prestigieuses universités scientifiques des États-Unis. Là-bas, il n’existe pas de troupe de danse. Frustrée, elle a trouvé la solution: elle décide de créer une troupe de danse, qui d’ailleurs existe encore de nos jours. C’est à ce moment que Payal kadakia commence à devenir une leader.

 

 

double carrieèe

Sa double carrière

 

Elle commence sa carrière à Bain, un cabinet de consulting. Après avoir pris ses fonctions, la première chose qu’elle fait est de chercher un studio de danse pour s’entraîner.

 

La danse est omniprésente dans sa vie. Au point qu’on la décrit comme la fille qui fait de la danse indienne. D’ailleurs, elle ne manque aucune occasion d’inviter ses collègues à ses spectacles.

 

Après 3 ans dans la firme de consulting Bain, elle décide de trouver un emploi où elle peut concilier la danse et ses compétences professionnelles.  Le bon compromis est une position chez Warner Music Group. Elle travaille la journée, et le soir rejoint une troupe de danse professionnelle avec laquelle elle s’entraîne pendant 4h. Le week-end, elle part faire des spectacles avec eux.

 

 

Déclic

 

Le déclic

 

Un soir son patron l’appela et lui demanda: ” Est-ce que je peux compter sur toi pour venir travailler demain?” Étonnée, elle lui demanda pourquoi. Il lui répondit: “Je t’ai vue en couverture du New York Times Magazine à la section Arts”

 

À ce moment précis, elle réalise qu’elle ne peut pas continuer comme ça et qu’il est temps de faire un choix.

 

Un jour, alors qu’elle essaye de réserver une place pour un cours de danse classique, elle est frustrée. Obtenir toutes les informations nécessaires pour  choisir un cours de danse est compliqué et prend du temps. Cette expérience sera à l’origine de ce qui deviendra Classpass.

 

 

 

Qu’est-ce que Classpass?

 

Le principe est simple, vous avez un abonnement mensuel qui vous permet d’accéder à de 3 à 10 cours par mois. Imaginons que vous êtes  à New York. Vous pouvez prendre différents cours de yoga, par exemple, dans différents studios. Si vous partez en vacances à Los Angeles où à Londres vous pouvez continuer à utiliser votre abonnement  pour les cours qui ont lieu dans ces villes.

 

En quelques clics, vous avez toutes les informations nécessaires pour réserver les cours et même inviter vos amis ou savoir si certains de vos amis seront présents.

 

Pour lancer son application, elle réussi à faire lever un million de dollars de fonds.

 

 

début laborieux

De Classivity à Classpass, des débuts laborieux

 

Le premier essai est Classivity, un moteur de recherche. Vous entrez une activité sportive et l’application vous trouve toutes les activités aux alentours qui correspondent à ce dont vous avez besoin avec toutes les informations nécessaires.

 

 

Le premier cours de danse proposé via Classivity est une catastrophe, personne ne vient. À ce moment, elle s’aperçoit que l’objectif n’est pas de faire une application mais de faire venir les gens au cours de danse.

 

En analysant ces données, Payal Kadakia s’aperçoit que les clients potentiels consultent le moteur de recherche mais qu’ils ne vont pas aux cours.

 

Payal kadakia décide de changer de stratégie en prenant le taureau par les cornes. C’est en allant sur le terrain, dans les salles de gym, qu’elle s’aperçoit que son offre n’est pas compétitive. Les salles de gym offrent un mois d’abonnement gratuit à leurs nouveaux clients alors qu’elle ne propose rien.

 

Avec son équipe, Payal kadakia crée un package nommé Passeport. Ce package offre un mois gratuit à tous les nouveaux clients qui utilisaient la plate-forme Classivity. Payal ajoute un système de notation qui permet de noter les cours. Le but est de rassurer les nouveaux clients et d’augmenter le taux de retour des clients réguliers. Ensuite, l’équipe élargit l’offre en ajoutant des classes de yoga, de cardio…

 

Son moteur de recherche fonctionne. Avec le système de réservation, la société commence à faire des bénéfices.

 

Tout va bien, néanmoins elle va prendre une décision radicale.  Elle va éliminer le moteur de recherche et uniquement garder le système de réservation de cours. Elle fait passer son abonnement de 49 dollars pour 10 cours à 100 dollars.  Elle fait disparaître son offre gratuite de bienvenue.

 

Elle polit son offre vers le haut et elle travaille avec les top studios de New-York. Pour information, un cours dans un studio de New-York est à environ 30 dollars. Donc, 10 cours pour 100 dollars est une excellente affaire.

 

Comment a-t-elle eu ces tarifs? Tout simplement en offrant des places non réservées (vendues) à ces clients à un prix attractif. Cette technique assure aux studios d’avoir des classes complètes et  d’augmenter le volume de leur clientèle.

 

 

C’est un succès dès le lancement. Pour répondre aux besoins des clients, elle diversifie l’offre.

 

 

 

Raison d’être

 

La raison d’être avant l’ambition

 

Payal kadakia a toujours privilégié sa raison d’être avant son ambition. Cette conviction l’a conduite à démissionner de son poste de président-directeur.  Elle prenait son pied en  travaillant sur la stratégie de sa société, les produits, les offres de cette dernière et non pas en la dirigeant. C’est sur ce principe qu’elle a  démissionné de son poste de président-directeur-général et pris celui de directeur-général. Une décision qui a dû demander beaucoup de courage.

 

Elle a toujours été au service de sa société, quitte à mettre son ego de côté.

 

 

Conclusion

 

Pour résumer le parcours de Payal kadakia, je dirais:

 

  1. Il ne faut jamais abandonner ses passions.

 

  1. Vivre de sa passion est tout à fait possible. Cela demande de l’intuition, de l’engagement et de la persévérance.

 

  1. Il est important de trouver la place qui nous convient le mieux dans votre entreprise, c’est-à-dire celle où l’on apporte le plus de valeur ajoutée. Quitte à démissionner du poste le mieux payé de votre boîte, faites ce que vous aimez vraiment.

 

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